29 juillet 2009 22:14 | par Jeremy Sinek

Voyage à travers la Namibie : le grand ailleurs



Le grand vide, sur la route allant de Swakopmund à Brandberg (© Photo : Jeremy Sinek)

La Namibie a du gibier. Mais aussi des montagnes, un océan… et plus de variétés de sable que vous ne pourriez l’imaginer. Douze jours et 2900 kilomètres plus tard, nous les avons presque toutes vues.

Dans une boutique de souvenirs, mon œil d'amateur averti a immédiatement été attiré par une pile de t-shirts portant un gros logotype de Land Rover sur la poitrine. Après un examen plus attentif, pas de doute, il s'agissait bien du logotype ovale et vert de la marque mais l'inscription était en fait « Sand Lover » (amateur de sable). Bien vu. Ce pays aride, près de la pointe Sud de l'Afrique, n'est pas pour ceux dont les goûts panoramiques sont caractérisés par des voies navigables bleu marin et une luxuriante végétation verte. Dans toute la Namibie, on ne trouve que deux lacs -- deux trous de moins d'un kilomètre de diamètre. Et seules trois rivières coulent à l'année. Dire que la Namibie est surtout un désert est vrai, mais inadéquat. Cette description ne laisse pas imaginer l'immense variété de paysages rencontrés dans le pays. Des dunes rouges à perte de vue, de vastes plaines de gravier, des canyons fissurés, des étendues plates de sel et de vigoureuses chaines montagneuses de sables vous saisissent dans l'âme, chacune par sa beauté dénudée et unique. La palette de paysages offerts est aussi un paradis pour les photographes, allant de l'infini variété de bruns, de rouges, de jaunes et même de blancs, tous sous la canopée d'un ciel perpétuellement bleu.

Rassemblement du clan

Pas besoin d'aller bien loin en Afrique pour rencontrer de superbes paysages désertiques. Mais, pour notre famille, il y avait aussi d'autres intérêts à cette visite. En effet, nous allions rendre visite à mon père, qui habite à Cape Town. Cependant, juillet et août -- leurs mois d'hiver -- n'est pas le meilleur moment pour passer des vacances au Cap. Nous nous sommes donc donné rendez-vous en Namibie, un endroit que mon père avait toujours voulu visiter et que je voulais moi-même revoir après un court séjour il y a 20 ans.

Galerie de photos : Voyage en Namibie
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L'hiver est en fait la haute saison du tourisme en Namibie. L'été est tout simplement trop chaud. La malaria représente également une menace dans la partie Nord du pays, qui inclut Etosha, l'un des plus beaux parcs naturels d'Afrique. Il est aussi plus facile de voir le gibier en hiver, la saison sèche, car la végétation y est plus clairsemée et rend les animaux plus visibles tandis que la rareté de l'eau les attire vers les points d'eau permanents, tous accessibles en voiture (ou à pied, dans le cas de ceux qui sont proches des camps de repos dans le parc même). En plus du parc d'Etosha, qui représente quatre fois la superficie de l'Île-du-Prince-Édouard, la plus grande partie de la côte Atlantique est également une réserve protégée de plus de 1000 km de long et entrant de 160 kilomètres dans les terres. Et tout cela est un désert, sous une forme ou une autre. Mais, à l'extrémité Nord, la Skeleton Coast n'est pas accessible par la route -- il n'y en a aucune. Et nous n'avions tout simplement pas le temps d'inclure pour des visites spectaculaires comme celle du Fish River Canyon (deuxième par la taille, derrière le Grand Canyon aux États-Unis) ou les villes fantômes lentement englouties par le désert dans la zone à accès restreint du diamant. Notre itinéraire incluait donc des régions centrales, en commençant et terminant à Windhoek (la capitale, avec ses magnifiques marchés d'artisanat), avec des escales à Sesriem (point d'accès à la « mer de dunes rouges » de Sossusvlei), Swakopmund (une station balnéaire sur la côte, encore marqué par son lointain passé colonial allemand), Khorixas (avec une visite des caves à peintures étrusques de Brandberg, en chemin), Etosha (disons que les seuls animaux que nous n'ayons pas vu sont le léopard et le guépard, deux fauves très secrets) et Waterberg Plateau Park (un étonnant plateau montagneux).

Réduit au Xtrail

J'ai maugréé lorsque le représentant d'Avis à l'aéroport de Windhoek m'a remis les clés d'un Nissan Xtrail. Même en vacances, un journaliste automobile aime bien conduire autre chose que ce qu'il peut trouver chez lui, et surtout s'il a déjà disparu au Canada (où il est maintenant remplacé par le Rogue).

Oh non, pas un autre lion … (© Photo : Laurel Dixon)

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Mais... surprise! Il semblerait que dans certaines contrées lointaines, il y ait un nouveau Xtrail, qui ressemble à s'y méprendre à l'ancien, mais qui est en fait entièrement nouveau et sensiblement plus gros. L'habitacle plus spacieux inclut un ingénieux « coffre » (l'espace derrière la banquette arrière et un tableau de bord devant le volant (du « mauvais » côté dans notre véhicule de location puisque la conduite est à gauche en Namibie).Ce nouveau modèle de Xtrail à transmission intégrale est disponible avec un turbo-diesel de 2 litres ou un moteur à essence de 2,5 litres. Mon Xtrail de location était cependant le modèle de base, à traction, avec un moteur à essence, un quatre-cylindre raffiné de 2 litres.Accouplé à une transmission manuelle à six rapports (absolument délicieuse), ce moteur était aussi à l'aise pour rouler à 120 km/h sur la B1, entre Otjiwarongo to Okahandja, ou à 30 km/h à la recherche de léopards dans le parc d'Etosha. Le tout avec une remarquable consommation moyenne de 7,6 L/100 km sur les 2900 kilomètres de notre odyssée.Mais voyons! Qui voudrait d'un VTU à traction avec un moteur de 2 litres en Amérique du Nord?

Tout ce que vous voulez savoir sur la conduite en Namibie

Il y a de belles routes pavées à deux voies en Namibie, qui relient les principales villes et les points de passage frontaliers. Mais l'accès aux plus beaux paysages se fait par des routes non pavées, qui représentent au moins 85 pour cent du réseau routier.

Dommage que cette section pavée ne dure que deux kilometres … (© Photo : Benjamin Sinek)

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Les routes de terres ne sont pas horribles -- de nombreux touristes louent des Toyota Yaris ou Volkswagen Polo pour voir le pays -- mais le gravier meuble exige toute votre attention. Sans parler du regard qui doit constamment balayer la route pour éviter les rocs pointus qui n'attendent que de crever vos pneus en cas d'inattention.Le défi pour le conducteur est de garder les yeux sur la route alors que le paysage et la faune essayent constamment de les en détourner.Mais pas question de relaxer sur les routes principales pavées. La limite de vitesse sur ces routes à deux voies est de 120 km/h (aurions-nous quelque chose à apprendre au Canada?...) et bien des « indigènes » conduisent plus vite que la limite permise.Mais oubliez la limite de vitesse; surveillez les phacochères! Ces petits porcins plutôt laids sont souvent sur le bord de la route en train de brouter et ils n'ont pas appris à regarder avant de traverser.

La beauté du bitume

Je pense que c'était vers le milieu de l'après-midi, le 1e août, à quelques kilomètres de Swakopmund, que j'ai arrêté la voiture pour venir m'agenouiller et embrasser la route. Pour la première fois ce jour-là, nous étions de retour sur le bitume.Amoureux du sable? Mais certainement! Plus que jamais. Mais, ce jour-là, après plus de 300 kilomètres de routes de gravier, le bitume ne m'avait jamais paru plus beau.

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