Mis à jour le: 30 janvier 2013 04:45 | par Pierre Saint-Arnaud, La Presse Canadienne, thecanadianpress.com

Les ménages paient beaucoup plus pour l'essence



MONTRÉAL - Les ménages canadiens ont vu leurs dépenses en biens et services augmenter presque au même rythme que l'inflation entre 2010 et 2011, sauf dans le cas de l'essence, un poste budgétaire qui s'est accru de manière disproportionnée par rapport au reste.

Les données publiées par Statistique Canada mercredi indiquent que les ménages canadiens ont dépensé en moyenne 55 151 $ en biens et services en 2011, une augmentation de 2,7 pour cent par rapport à l'année précédente.

Le taux d'inflation pour cette même période se situait à 2,9 pour cent.

Les trois postes de dépenses les plus importants sont le logement (27,6 pour cent), le transport (20,4 pour cent) et l'alimentation (14,1 pour cent).

Les dépenses de transport n'ont augmenté en moyenne que de 1,5 pour cent, mais cette catégorie comprend, entre autres, l'achat et l'utilisation des véhicules personnels, leur entretien, les coûts de location, les assurances, permis et droits d'immatriculation, les dépenses de transport en commun et ainsi de suite.

En regardant les composantes de plus près, toutefois, on constate que les ménages ont dépensé en moyenne 2606 $ en essence en 2011, soit une augmentation de 23,7 pour cent par rapport à 2010.

Une autre dépense qui est en forte croissance, quoique beaucoup moindre que l'essence, est celle des communications qui, à 1825 $, était en hausse de 5,1 pour cent. Les composantes individuelles de ce poste budgétaire nous apprennent que c'est en Alberta que l'on retrouve la plus forte proportion de personnes disposant d'un accès internet à la maison (87,3 pour cent). Et c'est au Nouveau-Brunswick et à Terre-Neuve-et-Labrador que l'on retrouve la proportion la plus faible (72,6 pour cent).

À l'opposé, les ménages canadiens ont dépensé moins pour leur alimentation en 2011, soit 7795 $, ce qui représente une baisse de 0,4 pour cent par rapport à 2010. Cette diminution est attribuable aux aliments achetés en magasin, où la baisse est de 1,8 pour cent. Les dépenses ont surtout diminué dans le cas des fruits, des produits céréaliers, des oeufs et des produits laitiers.

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