MONTRÉAL - Le prix du litre d'essence est en voie d'atteindre à Montréal ses sommets de 2008.

Mardi, la plupart des stations-service de la ville affichaient un prix de tout près de 1,48 $ le litre d'ordinaire, en hausse d'environ 0,08 $ par rapport aux prix exigés avant la soirée de lundi, le moment où les prix ont commencé à augmenter.

Il y a près de quatre ans, à l'été 2008, le prix du litre d'ordinaire avait atteint un sommet historique de près de 1,50 $, mais à cette époque, le prix du baril de pétrole brut à la bourse NYMEX de New York s'était élevé à presque 150 $ US. Or en début de journée mardi, il était inférieur à 105 $ US, mais à 125 $ US à Londres.

Tandis que le site Web essencequebec.com signalait, mardi, que des prix aussi élevés se retrouvaient sur l'île de Montréal seulement, d'autres prédisaient plutôt que le litre d'essence coûterait plus cher de la ville de Québec jusqu'à Windsor, en Ontario.

Des analystes prévoient une augmentation allant jusqu'à 4,5 cent par litre dans les stations-service du sud du Québec et de l'Ontario.

Le site Web Tomorrow's Gas Price Today (TGPT) indiquait que le prix de l'essence allait grimper de trois cents à Ottawa, mais demeurer inchangé à Montréal et à Vancouver, où les prix sont déjà élevés.

«L'industrie explique la hausse des prix par la transition de l'essence d'hiver à celle d'été», a expliqué le fondateur de TGPT, l'ancien député libéral Dan McTeague.

«C'est une excuse minable et déjà utilisée à plusieurs reprises. La vérité, c'est qu'au Canada, les normes des combustibles ne changent pas avec les saisons, comme c'est le cas aux États-Unis.»

Les prix varient néanmoins souvent au printemps. À cette période de l'année, l'industrie ralentit la production de diesel pour se consacrer à celle de gasoline, car la conduite de plaisance pendant l'été, comme les vacances, approchent.

Les prix de l'essence varient beaucoup dans le pays, surtout en raison des divers régimes d'imposition des provinces.

Au Québec, en début de journée, les prix demeuraient largement inférieurs dans les régions limitrophes de Laval et de la Montérégie, tout comme à Québec, Gatineau, dans les Laurentides et dans la région Centre-du-Québec.

Une partie de la dernière augmentation des prix s'explique par un relèvement de la taxe provinciale sur l'essence à partir du 1er avril.