Pininfarina Hyperion

Jusqu'avant la deuxième guerre mondiale, les constructeurs de véhicules délivraient des châssis nus à des carrossiers qui construisaient alors des voitures uniques aux goûts précis de leurs clients. Cette tradition s'est perdue. Pas complètement... heureusement!

Pininfarina, designer pour nombre de grands constructeurs à travers le monde, a commencé d'abord comme carrossier dans les années 30. Aujourd'hui, la compagnie appelle cela un projet spécial. Des projets spéciaux, Pininfarina en fait régulièrement. Mais, dans la grande majorité des cas, les clients préfèrent rester discrets. De temps en temps, certains acceptent de passer devant les flashs d'appareils photo.

Récemment, ce fût le cas de James Glickenhaus, producteur et réalisateur hollywoodien, avec sa Ferrari P4/5. Et c'est le cas aujourd'hui de Roland Hall, qui a désiré rendre sa Rolls Royce Drophead Coupe encore plus exclusive, c'est-à-dire unique.

C'est dans le cadre du concours d'élégance de Pebble Beach qu'a été dévoilée l'Hyperion.

Ce n'est pas la première fois que le carrossier italien touche aux produits de la vénérable maison anglaise. On peut se souvenir de la Silver Dawn saloon de 1951 ou bien de la Camargue de 1975.

Pininfarina Hyperion

Raviver l'esprit carrossier

Pour ce projet, les designers de Pininfarina ont vraiment voulu retrouver l'esprit des années 30. En créant un véhicule au capot interminable, à l'arrière court et avec une carrosserie qui entoure le conducteur et le passager, ils y sont arrivés.

Les sièges avant ont été reculés de 400 millimètres vers l'arrière alors que les places arrière ont été tout bonnement supprimées. Un nouveau toit a été dessiné et il se dissimule sous un couvercle en bois. On retrouve un second couvercle ne bois à l'avant du pare-brise, capable de dissimuler différents articles et, pourquoi pas, des fusils de chasse (c'est calculé pour). La carrosserie est en fibre de carbone mais les éléments de finition sont en bois et font appel à des techniques venant du monde du nautisme.

Les lignes sont fluides, notamment avec un avant qui fait honneur à la calandre Rolls Royce sans pour autant avoir le côté massif de la production actuelle.

Montre Girard-Perregaux

Avoir le temps

L'une des autres charmantes attentions de l'Hyperion, c'est une montre Girard-Perregaux qui peut se détacher du poignet du propriétaire pour s'insérer dans le tableau de bord dans un emplacement en forme de tourbillon, symbole de Girard-Perregaux.

Cette montre, inspirée d'un modèle dessiné en 1945 par l'horloger suisse, est une œuvre d'art à elle toute seule. Elle mesure 32 par 32 millimètres, son mouvement mécanique est d'une extrême complexité, elle comprend 30 rubis et résiste à l'eau jusqu'à 30 mètres. Elle vient de trouver un écrin parfait dans l'Hyperion.