Nissan Altima 2008

Nissan ajoute une toute nouvelle version de l’Altima à sa gamme de coupés et met sa jolie silhouette à la portée d’un plus grand nombre d’acheteurs.

Les coupés avaient perdu de la faveur populaire suite à l’émergence des fourgonnettes, puis des VTU. Mais, les jolies voitures à deux portes, raisonnablement bien conçues mais basées sur des berlines de grande série, effectuent un retour et les consommateurs sont de plus en plus nombreux à vouloir un véhicule qui a du caractère. Cette tendance n’a pas échappé aux planificateurs des produits chez Nissan qui vient de livrer une voiture élégante avec assez de panache et de performance pour secouer ce segment émergeant.

Nissan Altima 2008

Le coupé Altima 2008 est basé sur la même plate-forme ‘mondiale’ D qui sous-tend déjà la berline et plusieurs cousines de chez Renault. L’objectif déclaré de ce nouveau châssis n’est rien de moins que d’offrir “la traction la plus performante du monde”. La prétention de cette affirmation suscitera vraisemblablement des débats mais le fait demeure: le comportement dynamique était au départ un objectif prioritaire et le coupé Altima ajoute du style à l’équation.

Ce coupé est bien plus qu’une berline Altima à laquelle on aurait ôté deux portes. En fait, le capot en aluminium est le seul panneau de carrosserie commun aux deux modèles. La longueur totale du coupé a été raccourcie de 18,5 centimètres et son empattement de 10 centimètres. Sa silhouette rappelle la Nissan 350Z et son cousin à propulsion, le coupé Infiniti G37. Le pare-brise très incliné et la lunette arrière encadrent une ligne de toit arquée qui est carrément plus basse de 6,3 centimètres que sur la berline.

Bien que sa largeur générale soit la même, le coupé donne visuellement l’impression d’être un véhicule beaucoup plus large. Des montants du toit au pare-chocs avant, les changements sont moins radicaux mais, jusqu’à l’arrière, les lignes sont renversantes, surtout vues de trois-quarts arrière, où ses épaules carrées et la ligne de toit basse lui donnent une allure à la fois élancée et puissante.

Un frein à main et des sièges sport le distinguent

Dans l’habitacle, le coupé est beaucoup plus semblable à la berline. Le tableau de bord est le même, avec des cadrans analogiques très lisibles, de gros interrupteurs et boutons. Les garnitures en aluminium et en similibois, les commandes et plastiques doux au toucher sont de qualité supérieure, à l’œil et au toucher, à ceux que l’on trouve dans les Nissan de générations précédentes où le plastique régnait en roi et maître.

Nissan Altima 2008

Le coupé Altima obtient un véritable frein à main alors que la berline est équipée d’un frein de secours à pédale. Le coupé bénéficie également de sièges sport bien sculptés, avec des soutiens lombaires additionnels, dignes d’un véritable véhicule sport, qui se sont avérés confortables sur des trajets de trois heures.

La réduction de longueur du coupé provient presque entièrement du siège arrière et le plafond plus bas nuit quelque peu lorsque vient le temps de prendre le volant. Ce manque de dégagement à la tête peut poser problème. Le conducteur peut toujours abaisser la hauteur de son siège – disposant de huit réglages électriques – mais le passager n’a d’autre choix que de pencher la tête.

Nissan Altima 2008

La banquette arrière, par contre, est virtuellement inutile – à moins que les deux personnes assises à l’avant soient très courtes de jambes, qu’elles règlent leur siège vers l’avant au maximum et que les passagers arrière soient encore plus courts sur pattes. Cependant, si une garde au toit et des places arrière spacieuses vous importent tant, vous devriez vous tourner vers la berline Altima, une fourgonnette ou un VTU! Le coffre raccourci n’est pas très profond mais bien conçu et vous pouvez plus que doubler le volume disponible en repliant le dossier de l’un ou des deux sièges arrière, ce qui dégage assez d’espace pour deux grosses valises ou sacs de golf.

Le coupé est disponible avec un moteur à quatre ou six cylindres. Nous avons essayé les deux et passé plusieurs centaines de kilomètres au volant d’un coupé à moteur quatre cylindres couplé à la transmission à variation continue Xtronic de Nissan et au volant d’un modèle équipé du V6 et d’une boîte des vitesses manuelle à six rapports. Le V6 de série VQ de Nissan est un éternel favori et, combiné aux six rapports de la boîte manuelle, plutôt distrayant à conduire.

Mais je ne cherche pas à dénigrer le moteur Nissan QR25 qui développe 175 chevaux. Ce puissant quatre cylindres se comporte comme un moteur de beaucoup plus grosse cylindrée. Il a du mordant des premiers tours de roues jusqu’à la zone rouge et, bien que je préfère une boîte automatique conventionnelle à la transmission CVT, celle-ci et bien conçue et offre une sélection de rapports prédéterminés qui lui donne le comportement d’une automatique normale. Il faut admettre que cette CVT et plus vive qu’une automatique normale, avec des délais de réponse très brefs.

Les deux moteurs obtiennent de nouveaux systèmes d’admission et d’échappement

Les deux moteurs bénéficient d’amélioration dans les nouvelles Altima berline et coupé. Le groupe quatre cylindres obtient un nouveau collecteur d’admission, un rapport volumétrique plus élevé et une révision de ses systèmes auxiliaires pour réduire le bruit et les vibrations. Le V6 dispose d’un nouveau système d’admission, d’un meilleur refroidissement de culasses et d’une paire de capteurs anti-cliquetis. Tous deux disposent du calage variable des soupapes et des embouts d’échappement doubles.

Nissan Altima 2008

La coutume veut qu’on ne puisse pas apparier un moteur à haut rendement avec la traction si on recherche une bonne tenue de route. Visiblement, c’est un chapitre que les ingénieurs de Nissan n’ont pas lu. Le coupé Altima a un appétit féroce pour le bitume. Il est agile, avec une direction vive, et accuse peu de roulis en virage.

Le modèle S avec suspension de base et roues de 16 pouces offre une excellente qualité de roulement tandis que la SE à suspension sport plus ferme – avec les roues de 17 pouces et pneus à taille basse de série – conserve un roulement décent mais n’aime pas beaucoup les irrégularités vives comme des nids-de-poule ou des joints d’expansion. Il y a peu de réactions de couple, même avec le puissant V6, et la traction ne trahit sa présence que lorsque vous approchez des limites du véhicules ou les dépassez.

Une sélection complète d’éléments de sécurité active et passive

L’ABS est livré en série avec les quatre disques et le répartiteur de freinage électronique qui redistribue le couple de freinage à toute roue disposant d’une meilleure adhérence. Des jantes en alliage de 16 pouces sont livrées en série sur le modèle de base et des jantes de 17 pouces sont livrées sur les autres modèles de la gamme.

Nissan Altima 2008

Ce coupé, le premier de la gamme Altima, a été conçu au Japon mais il est construit aux États-Unis et nous parvient en versions 2.5 S ou 3.5 SE. La fourchette de prix varie de 27 798 $ pour le S à 31 398 $ pour le SE. Le coupé 2.5 avec sièges en cuir et boîte automatique est commercialisé à 31 498 $ et le 3.5 tout garni atteindra les 45 000 $ avec la boîte automatique, sellerie en cuir et système de navigation. Cependant, même le modèle de base est bien équipé en série: ABS, jantes en alliage, clé “intelligente”, rétroviseurs électriques dégivrants, vitres électriques, serrures et toit électriques, télécommande des serrures, climatisation, système audio à six haut-parleurs avec prise auxiliaire, siège du conducteur à huit ajustements électriques.

Ses principales concurrentes sont les Accord et Camry (en version coupé Solara), toutes deux équipées de moteurs à quatre ou six cylindres. Honda dévoilera une nouvelle version du coupé Accord cet automne mais d’ici là, cette Altima demeurera la reine pour son élégance, son comportement dynamique et la dose d’adrénaline qu’elle injecte dans la catégorie.

SOMMAIRE DE CE PREMIER CONTACT

Nissan Altima 2008

Voici les points saillants et la note d’appréciation globale de ce nouveau modèle, tel qu’établis par notre journaliste:

Note globale: 8,7 / 10

Pour

  • Allure magnifique, surtout de l’arrière
  • Quatre et six-cylindre aussi intéressants l’un que l’autre
  • Poste de conduite et habitacle centrés sur le conducteur

Contre

  • Dégagement aux jambes pathétique (c.-à-d. inexistant) en arrière
  • Plafond bas améliorant l’allure mais réduisant le dégagement à la tête
  • Bonne transmission CVT mais une automatique conventionnelle à cinq ou six rapports serait encore mieux